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06/08/2007

Cours de master sur le sport et raisonnement clinique

La formation insiste sur la décision thérapeutique et le raisonnement clinique que doit suivre le kinésithérapeute. Il faut savoir que les physiothérapeutes australiens ont été les premiers au monde à recevoir les patients en accès direct (1976). Cette autonomie professionnelle s’est gagnée par le niveau scientifique des physios et les travaux publiés. A partir de là, le diagnostic kinésithérapique est devenu une réalité dès l’enseignement initial. Au niveau Master cela est encore plus important car les physions sont amenés à voir des patients pour des problèmes précis.

Je remercie Mary Magarey qui est une professionnelle très réputée dans la rééducation de l’épaule ainsi que les étudiants d’avoir acceptés de me laisser filmer quelques séquences d’un cours de Master (Practice Sports & Orthopaedic physiotherapy). Il traite des problèmes d’épaule chez l’athlète lors des lancers (bras au-dessus de la tête). Le cours dure 3h30 :

- première partie (1 heure) : révision évaluation de la stabilité dynamique de la gléno-humérale (contrôle du travail analytique du sus-scapulaire, et des rotateurs latéraux), test de stabilté rotatoire dynamique, test dynamique de recentrage ;

- deuxième partie (1 heure) étape intermédiaire de séance de rééducation pour une épaule blessée lors de mouvement de lancer (main au-dessus de la tête). Les étudiants doivent former des petits groupes et créer un programme de rééducation sur un cas concret et faire la démonstration des exercices ;

- Troisième partie (1H30) : démonstration pratique et commentaires.

De mon côté, j'ai décomposé le cours en différentes séquences : avant le cours, différents documents et matériels disponible sur la physio et anat de l’épaule ; présentation des objectifs et plan du TP (support écrit) ; démonstration et explications des problèmes rencontrés (recherche du contrôle de la contraction du sus-scapulaire puis rotateurs latéraux) ; travail pratique entre étudiant (questions/réponses) ; reprise de ce qui a été dit (consolidation) ; ajout de données (changer la position d’abduction et tester la stabilité et voir si les rotateurs empêchent la sensation de glissement antéro-postérieur de l’épaule ; adaptation en fonction du sport et progression de la rééducation ; travail pratique pour tester ; puis séparation en petits groupes et élaboration d’un cas clinique et du protocole de rééducation (choix complètement libre des étudiants) ; le support écrit donne quelques protocoles de sollicitations musculaires ; après 25 minutes restitution au groupe en exposé public (chacun des 3 membres prenant la parole durant en tout 5 minutes) ; discussion ajustement de l’enseignant mais le plus souvent grande liberté des étudiants. Encore une fois, cet exe;ple est juste une analyse de la forme et non du fond de l'enseignement. C'est la réalité quotidienne de l'enseignement ici.

N’hésitez pas à poser vos questions. N’oubliez pas que pour lancer la vidéo il faut appuyer sur la petite flèche en bas à gauche de la fenêtre.

A bientôt

Pierre Trudelle

Commentaires

Bonjour,
merci de diffuser toutes ces vidéos qui sont très intéressantes et qui témoignent du fossé qui nous sépare de la qualité de l'enseignement australien. J'aurais voulu savoir si le diplôme français pourrait dans le futur avoir l'équivalence d'un master? Est ce que cela nous permettrait d'avoir une passerelle avec les formations australiennes?

Merci encore de nous faire partager toutes ces infos et continuez comme ca!

Ecrit par : Nicolas | 06/08/2007

Bonjour,
Les étudiants internationaux sont bien accepté car ils payent plus cher la formation et la Faculté est contente de percevoir des revenus supplémentaires. Pour le diplôme français, il faut faire un travail complémentaire pour atteindre le niveau bachelor (sorte de mise à niveau). Puis après 2 ans de pratique le master est accessible. C'est du cas par cas pour les étrangers de notre niveau. Le plus rapide pour nous est de passer par la Belgique pour accéder à des masters.
Pierre Trudelle

Ecrit par : Pierre | 06/08/2007

Bonjour Pierre,
tout d'abord un petit commentaire concernant le master en Belgique: il n'y a qu'1 seule année de master et il est constitué essentiellement de stages. Anciennement c'était 2 ans de graduat puis 2 ans de licence. C'est devenu 3 ans de bachelor et 1 an de master. A part le nom, pas de changement!.
Il est vrai que des cours de raisonnement clinique sont essentiels. Le programme Belge en donne certes quelques uns, mais ce n'est pas du tout comparable en quantité par rapport aux Australiens, grands maitres en la matière. Il faudrait prendre leur exemple car leur programme me semble dans le bon.
Je m'étonne de ne pas trouver de stages dans le programme Australien (ou alors j'ai du mal lire le programme du web).
Bonne fin de voyage
Patrick

Ecrit par : Patrick | 07/08/2007

Bonjour Patrick,
Je vais présenter les types de stages dans les prochains reportages. Avec une petite surprise...Pour la Belgique, effectivement c'est du 3+1 en premier cycle mais après il y a des masters dans quelques universités voir un doctorat. Cela devrait se développer.
J'ai fais un tableau sur le web avec les liens...
http://www.kinescoop.com/ENPHE/belgium.html

Ecrit par : Pierre | 08/08/2007

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